Tableau de Jésus miséricordieux

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Je donne aux hommes un vase, avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde. Ce vase, c’est cette image (PJ 327).La genèse de l’image est liée à une vision de Sœur Faustine Kowalska de la Congrégation Notre Dame de la Miséricorde qui eut lieu le 22 février 1931 dans le monastère de Plock. :

« Un soir, alors que j’étais dans ma cellule – dit Sœur Faustine dans son Petit Journal – je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entr’ouverte sur la poitrine sortaient deux grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. (…) Après un moment Jésus me dit : « Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en toi. Je désire qu’on honore cette image, d’abord dans votre chapelle, puis, dans le monde entier » (PJ 47).

L’expression de l’image est étroitement liée à la liturgie du premier dimanche après Pâques (la fête de la Miséricorde). En ce jour, l’Eglise médite le passage de l’Evangile selon Saint Jean qui parle de l’apparition de Jésus ressuscité et de l’institution du sacrement de la pénitence (J20, 19-23). Les rayons de sang et d’eau qui coulent du Cœur transpercé qui est invisible sur le tableau, les cicatrices des plaies sur les mains et sur les pieds évoquent les évènements du Vendredi Saint (J 19, 17-18, 33-37). L’image de la Miséricorde Divine réunit en elle deux évènements évangéliques qui parlent le plus clairement de l’amour miséricordieux de Dieu pour l’homme.

Ce qui est caractéristique sur l’image, ce sont les deux rayons. Le Seigneur Jésus interrogé par Sœur Faustine sur leur signification lui a expliqué : Le rayon pâle signifie l’eau, qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes (…). Heureux, celui qui vivra dans leur ombre (PJ 299). Ces deux rayons symbolisent les saints sacrements et les dons de l’Esprit Saint dont l’eau est le symbole biblique. Le chrétien est purifié par le sacrement du baptême et de la pénitence et nourri par le sacrement de l’Eucharistie.

D’une part, l’image parle de la grande miséricorde de Dieu, qui fut révélée pleinement dans le mystère pascal du Christ, d’autre part, elle rappelle aux fidèles le devoir d’avoir confiance en Dieu et le devoir d’aimer le prochain. Les paroles situées en bas du tableau parlent de cette attitude de confiance : « Jésus, j’ai confiance en Toi ». L’image – dit Jésus – doit leur rappeler les exigences de ma miséricorde, car même la foi la plus forte ne sera rien sans l’action (PJ 742).

Jésus a attaché des promesses particulières à ceux qui vénèreront cette icône : « par cette image j’accorderai beaucoup de grâces aux âmes, que chaque âme ait donc accès à elle (PJ 570): le salut éternel Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue (PJ 348); l’assurance de grands progrès sur la voie de la perfection chrétienne ; la grâce d’une bonne mort.

La grandeur de ce Tableau ne se trouve pas dans sa qualité artistique et dans sa fidélité à la vision de Faustine, mais dans la grâce divine (PJ 313). La vénération de ce tableau ne peut cependant pas être superficielle. Un tableau n’est pas un objet magique. Vénérer cette Image signifie se mettre à genoux, confesser ses péchés et retourner sur le chemin d’une vie intègre. S’agenouiller devant elle signifie que l’on est prêt à rompre avec une vie encline au péché et à retourner sur le chemin de la droiture. La conséquence en est le pardon des péchés et la Miséricorde Divine. C’est pourquoi, sur le tableau, Jésus élève la main comme le fait le prêtre au confessionnal quand il prononce la formule de l’absolution. Ce tableau est un don pour celui qui veut revenir dans les bras du Père qui pardonne. Le culte de ce tableau est également une décision de conversion. Tout autre geste entrepris sans cette décision ne signifie rien aux yeux de Dieu. « Jésus, j’ai confiance en Toi » signifie : « je romps avec le péché et je reviens ». Cela peut également signifier dans la bouche d’un homme qui est tombé : « Je crois que grâce à Toi, Seigneur, d’un ange déchu, je peux me transformer en lumière ».

L’image de la Divine Miséricorde

 

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